Chères DSI,
Il n’y a pas une semaine sans que l’on entende que telle ou telle administration s’est faite voler ses données. Depuis 2020, les hôpitaux publics ont fait l’objet de nombreuses attaques dont des rançonnages.
Personne n’a envie d’être le suivant. Alors quelles mesures allez-vous prendre ? Avant la mise en place d’un plan d’action pour renforcer la protection numérique, il faut savoir où vous en êtes et adapter les mesures pour mitiger les attaques.
Par définition, l’information est la ressource du Système d’Information. Elle doit être accessible et modifiable sous conditions. La cybersécurité, c’est l’ensemble des actions pour que le service continue quelle que soit la situation.
L’accès à l’information
Microsoft est partout. Dans une entreprise. Les utilisateurs s’authentifient à l’Active Directory et, suivant leurs habilitations, accèdent à des serveurs et des arborescences précises. Vous pouvez laisser une configuration par défaut et tout autoriser.
C’est le niveau 0 de sécurité. D’ailleurs, pour se connecter l’agent tape son mot de passe ou son code PIN. Augmentons le niveau de sécurité en ajoutant un second facteur d’authentification avec un lecteur d’empreinte ou une clé FIDO.
Continuons dans le bon sens, les espaces de travail doivent être cloisonnés entre les services. S’ils doivent échanger, un espace partagé est recommandé. Certes, cela nécessite un peu de coordination mais les outils ne manquent pas
La redondance de l’information
Certaines informations peuvent être partagées avec l’extérieur. C’est l’extranet. Ces utilisateurs sont authentifiés ou anonymes. Si l’information est présente sur un serveur, le risque est qu’il ne puisse répondre à toutes les demandes. Niveau 0.
L’information doit être dupliquée tout en conservant son exactitude. Les serveurs sur lesquels l’information est disponible doivent être maintenus quotidiennement à jour. Toute faille 0day peut devenir une faille.
Un utilisateur doit avoir un comportement normal. Les sessions doivent faire l’objet d’un contrôle automatique. Si l’utilisateur cherche à accéder à des informations hors du parcours standard, s’il fait des demandes fréquentes en boucle, sa session doit être bloquée et faire l’objet d’une alerte.
A un niveau de sécurité plus élevé, les mêmes contraintes doivent exister pour les agents internes.
La sauvegarde de l’information
Une sauvegarde, c’est un minimum pour reprendre en cas de perte de données. Le problème des sauvegardes manuelles, c’est qu’on les fait quand on y pense, puis on oublie. Automatisez tout cela.
Cela coûte un abonnement, mais OneDrive de Microsoft s’assure que vos données sont sauvées quelque part, tant que vous gardez vos identifiants. Même si vous vous faites voler votre ordinateur, bien configuré, vous ne perdez rien et vos données ne sont pas exploitables par d’autres.
Mais une sauvegarde, ce n’est pas qu’une image sur un serveur distant d’un prestataire. Le standard demandent 3 copies sur 2 supports physiques distincts dont 1 hors du site de travail. Le tout quotidiennement et sans erreur.
Avec cela, même si un pirate bloque une partie de votre SI, il est possible de repartir. Il existe des mesures plus strictes et plus complexes, mais commençons doucement.
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J’ai effleuré quelques règles basiques de sécurité. Et vous devez vous reconnaître dans des situations à risque. Le rôle du RSSI est de s’assurer que toutes les actions sont mises en œuvre pour protéger vos informations.
Suivant votre taille, ce rôle peut ne pas être assuré … et le risque maximal. Comme une assurance, on ne comprend son importance que le jour où on en a besoin. Il vaut mieux anticiper et commencer par des mesures simples.
