J’avais déjà fait la chronique de la semaine. Ce samedi m’a semblé intense sur le plan informatique. Alors résumons-le. L’ordre chronologique me semble bien. Il est 21h, le match de l’équipe de France contre l’Ecosse est en fond sonore et je ne me sens pas trop de me prendre la tête sur un autre sujet.
La journée commençait classiquement. Non, pardon. J’attendais un livreur qui devait passer entre aujourd’hui et lundi de 8h à 18h. Avec le GPS (et les autres systèmes de localisation par satellites : Glonass, Beidou, Galileo, …), il est possible de repérer au mètre prêt un camion. Mais prédire une heure de livraison …
Alors en attendant, je me suis rappelé ma promesse à la fédération de Street Golf : préparer Popscores pour le championnat de 2025. Il s’agit d’une application disponible sur Internet qui suit les compétitions et fournit les résultats. Bien utile mais j’en connais les défauts et je m’en veux de la laisser non finie.
Première surprise, le serveur ne répond plus. Cela me rappelle que 3 semaines avant, c’est un autre serveur qui me sert d’hébergement pour notamment mes chroniques. J’imagine qu’une faille identifiée par le Mitre est utilisée pour arrêter les services d’exposition de contenu internet et de bases de données.
Popscores
Je relance manuellement les services Apache2 et MariaDB et Popscores redevient disponible. Afin de combler les failles, je lance des mises à jour. Et je découvre que ma version de PHP n’est pas compatible avec la dernière version du système d’exploitation. Je reste sur l’ancienne version de l’OS. A jour, il devrait tenir les prochaines attaques.
Il faut vraiment que je réécrive ce logiciel dans des technologies plus modernes. Mais avant, il me faut passer des requêtes pour permettre le championnat de 2025. Et informer les différents organisateurs de leurs identifiants pour suivre leurs compétitions. Et refaire la documentation qui n’a pas changé depuis 7 ans.
Repas, visionnages de youtubeurs que je suis et … coup de fil de mon livreur ? On n’imagine pas comment notre monde a changé en 25 ans. Avant, il fallait envoyer un formulaire avec les codes des produits que l’on souhaitait commander. Et attendre parfois des semaines.
De nos jours, on commande en ligne. On reçoit des mails à chaque étape du colis avant de recevoir le classique message ‘Notre livreur passera entre 8h et 18h’. Certains livreurs poussent le principe à indiquer l’emplacement du camion et l’heure, à la minute près, de livraison. Pas le mien.
Le brassage
Mais son coup de fil m’assure un changement de planning. Je vais pouvoir brasser ma bière puisque j’ai reçu les ingrédients. Et pas n’importe comment. À une autre, je réalisais quasiment toutes les opérations sans aide numérique. À l’exception de la torréfaction du malt, je concassais, empâtais, portais à ébullition, refroidissais et faisais fermenter.
Chaque opération suit un processus précis avec des contrôles et des timings à respecter. J’ai cédé à la modernité. À l’exception du concassage, il suffit de mettre tous les ingrédients dans la machine, de sélectionner un programme et tout le reste s’enchaîne automatiquement.
Depuis son téléphone, on peut surveiller les différentes opérations. Et nettoyer à la fin. À ceux qui n’ont jamais brassé, on passe plus de temps à nettoyer qu’autre chose. Mais fini la surveillance des températures et les timing pour retirer le malt et introduire les houblons et autres additifs qui immobilisait des heures.
Mon remplaçant
Je passe les galères les petits problèmes liés à l’utilisation d’une nouvelle machine. Et je me concentre sur le temps libéré pour tester Copilot. Puisque je dois réécrire Github, autant que j’en profite pour le faire faire à un agent. Il ira plus vite et en lisant son code sur un sujet que je connais, j’en apprendrai beaucoup.
Il y a 8 ans, j’ai écrit Popscores avec un éditeur de texte basique. Depuis, j’utilise un éditeur un peu plus avancé : Visual Studio Code (VSC). Ce logiciel, plébiscité par de nombreux développeurs, présente de nombreuses extensions qui facilitent la vie. Complétion, coloration syntaxiques, outils de supervision, …
Parmi ces extensions, Copilot est celle qui m’intéresse le plus. Il s’agit d’une IA qui écrit le code à ma place. Et il est censé maîtriser les langages et cadres de travail les plus populaires. D’une expérience précédente, je sais qu’il y a encore des lacunes. Mais le résultat reste bluffant.
Je vous ferai un retour sur mon expérience si celle-ci s’avère concluante. Je compte bien tester d’autres agents avant de confier la réécriture de mon logiciel. Je reconnais que le premier test m’a bien plus. Vous trouverez ici le résultat de 5 minutes de discussions avec l’IA : une calculatrice.
Conclusion
L’équipe de France a 19 points d’avance. Mon brassin est en phase de refroidissement. Il me faudra tout nettoyer ensuite. Je viens de terminer mon article. Je n’ai pas décrit tout ce que j’ai fait. Je n’ai pas réalisé tout ce que je voulais faire aujourd’hui. La journée a quand même été bien remplie.