A l’aune des assistants virtuels, le clavier reste toujours le meilleur moyen d’échanger avec l’ordinateur. Je pourrais me contenter de dicter mes textes. Depuis mon dernier article sur le sujet, les logiciels de reconnaissance se sont grandement améliorés. Pourtant, l’héritier des machines à écrire reste inamovible.
Un clavier, c’est un ensemble de touches alignées dans un ordre précis défini par son origine. Cet ordre précède l’informatique puisqu’on le doit à la dactylographie. En France, nous avons hérité de l’ordre AZERTY. Je vous ferai grâce de l’ordre de l’ensemble des caractères alphabétiques même si je le connais ‘sur le bout de doigts’.
Pardon pour cette blague médiocre. On peut se demander pourquoi les concepteurs n’ont pas gardé l’ordre alphabétique Positionner le A à côté du Z est une idée étrange. Cette disposition semble liée aux machines à écrire dont les tiges pouvaient se coincer si les lettres tapées étaient trop proches..
Les claviers sont donc plus fiables par cette organisation. Comme on dit en France, un clavier Azerty en vaut deux. Encore désolé. Il est vrai que cette disposition est spécifique à la France. Nous ne pouvions faire comme les anglo-saxons qui ont décidé d’une disposition dite QWERTY.
La force de nos alphabets respectifs est de ne contenir que peu de signes. Cela limite le nombre de touches. Pourtant, un clavier standard ne se contente pas de 26 touches. Il en possède 4 fois plus en moyenne. On ajoute les chiffres, l’espace et les 4 opérations, les signes de ponctuation.
Le compte n’est pas bon. Majuscules et minuscules ne sont toujours pas distingués sur le clavier. Et il manque les accents. Les anglais n’ont pas ce dernier problème, sauf pour les mots empruntés au français. Touché. Plutôt que de multiplier les touches et créer des claviers dignes de films de science-fiction, des touches de modification ont été ajoutées.
Les fameux ‘Shift’, ‘Ctrl’, ‘Alt’ et ‘Caps lock’ permettent de modifier le caractère frappé et envoyé à l’ordinateur. ‘Shift’ ou la grosse flèche vers le haut, permet de transformer les minuscules en majuscules. Il faut le maintenir avant de taper sur un caractère. Son compère ‘Caps Lock’ verrouille la saisie en majuscule. Inutile de laisser le doigt dessus
J’oublie la touche ‘Entrée’ qui permet de créer un retour à la ligne ou de valider un champ et les touches de fonctions, utilisées uniquement pour exécuter des commandes spécifiques de l’application à l’écoute ou du système d’exploitation. Un clavier numérique pour le comptable qui veut saisir plus rapidement ses bilans.
Et on se retrouve avec un clavier qui possède plus de touches qu’un adolescent de boutons sur le visage. Maintenant, Une touche ou une combinaison de touches, c’est un message envoyé à l’ordinateur. Avant l’USB, c’était même une interruption des actions du micro-processeur pour traiter la saisie.
L’époque des systèmes d’exploitation mono-tâche et des claviers PS2 connectés en direct à la carte mère assuraient une réaction en temps réel grâce à l’interruption 16h. Modernisation oblige, USB, le pro!cesseur ne lit plus à l’instant le caractère tapé mais vérifie régulièrement une liste (buffer) de caractères saisie avant de la transmettre au système d’exploitation.
La technique est plus simple qu’il n’y paraît à condition de bien l’expliquer. Mais je ne vous submergerai pas de détails techniques. Je retiens surtout l’incroyable variété de clavier en fonction des différentes langues. L’anglais est la langue officielle de l’informatique et le Qwerty son équivalent pour les claviers.
Mais nous sommes français. Alors, vive le clavier Azerty …
