Vivre sans fil #5

On parle d’une nouvelle génération de téléphonie mobile lorsque celle-ci répond à un nouvel usage. A partir de la 4G, que peut-on faire de plus avec un téléphone portable ? Améliorer la latence et le débit pour regarder des vidéos toujours plus vite ? C’est une amélioration du modem, pas une révolution. 

Le traitement du signal s’améliore avec des processeurs toujours plus performants. La combinaison de phases/amplitudes/fréquences permet d’augmenter les débits et les canaux. L’usage de nouvelles porteuses augmente encore les performances. Mais tout cela n’a rien d’une nouveauté. 

Pour l’usage quotidien, la 5G arrive comme une mise à jour de la 4G. Et cet usage est nommé …

eMBB (enhanced Mobile BroadBand) ou haut-débit mobile amélioré

En plus des améliorations classiques, la 5G s’intéresse aux antennes installées sur les toits. Sur un même espace, amélioration technologique oblige, il est possible d’en installer plus. Meilleur débit et plus de canaux disponibles, c’est bien. Ces antennes peuvent aussi être dirigées vers les téléphones. 

La technologie nommée Beanforming réalise ce miracle. Avec moins d’énergie, elles peuvent mieux répondre aux téléphones des usagers. Contrairement à l’opinion des robins des toits, la 5G présente moins de risques pour les hyper-sensibles que les normes précédentes. 

Les nouveautés apportées par la 5G sont pour les infrastructures …

mMTC (massive Machine Type Communication)

Terme barbare que je ne traduirai pas en français, il s’agit de faire communiquer des objets du quotidien à partir des antennes 5G. En pratique, c’est la fameuse ville connectée où tous ses composants se parlent pour faciliter la vie des habitants. Rêve de la fin des années 2010 où les grids assurent que les fluides sont bien répartis.

Donnons des exemples. Les feux de signalisation se parlent pour fluidifier le trafic. Le réseau d’eau remonte les éventuelles fuites. Les pannes d’ascenseurs sont identifiées et un technicien arrive avant que les résidents s’en aperçoivent, … les applications sont nombreuses pour les maires et les chefs d’entreprise.

L’idée est similaire à celle de la maison connectée, mais à l’échelle d’une ville, d’un département ou d’un pays. La contrainte énergétique reste. Les capteurs doivent consommer un minimum d’énergie et doivent en plus communiquer à longue distance. La 5G répond à ces 2 contraintes. 

Dernières applications de la 5G pour les professionnels, le temps réel…

URLLC (Ultra Reliable Low Latency Communications)

Ou communications ultra fiable à faible latence. La 5G permet une latence de 1 milliseconde. Cela rend imperceptible le coût du réseau 5G pour accéder à un service. Un exemple d’application ? Les voitures connectées pourraient s’échanger des informations entre elles. 

Sur le papier, cela améliorerait la sécurité des transports. Un freinage d’urgence ou un accident serait partagé en temps réel, avant que les automobilistes ne le perçoivent. Je parle au conditionnel parce que l’usage commence à peine à arriver … et pas encore sur le réseau 5G. 

Pourtant, il se veut ultra-fiable. Au moins 99,9999% de réussite des communications. Certes. Mais j’ai du mal à en voir les applications industrielles. Un chirurgien n’opèrera jamais derrière son téléphone portable. Les applications nécessitent un travail amont important dans les équipements qui exploiteront ses technologies. 

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Avec toutes ces qualités, la 5G est le réseau du présent … et du futur. Pourtant les ingénieurs travaillent déjà sur son successeur. Quels usages disruptifs n’ont pas encore été anticipés ? Ce sera pour un prochain article. 

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J’ai de la chance !!!