Léa : l’envers du décor

Léa : l’envers du décor

Deux mois de travail ont permis à Léa d’expérimenter réellement le monde du travail. Si ces ‘jobs étudiants’ lui ont apporté un salaire, elle espère que ses études l’amènent à des postes à plus grandes responsabilités. Dépendre d’une procédure, voir son autonomie réduite à l’exécution, cela ne lui convenait pas. D’ailleurs, l’outil informatique joue une place prépondérante dans cette musique.

Alors pourquoi ne pas passer de l’autre côté du miroir et  voir comment ces systèmes sont créés et mis en place ? Mais Léa ne connaît pas les codes du domaine informatique. Et la rentrée reprenant dans trois semaines, cela risque d’être court. Il faut une convention de stage validée par l’employeur et par l’école. Et la pratique est encadrée … en principe. 

La jeune femme interroge sa mère. Bien que le délai soit serré, l’idée de voir sa fille comprendre son domaine la motive. Elle fera suivre la convention à la direction et pressera le responsable de site pour obtenir une réponse positive. Parlons de la convention. Ce laissez passer est défini par l’école. Une semaine de délai semble court. Cependant, quel directeur refuserait une expérience de gestion de projet à l’un de ses étudiants.

Ainsi soit-il. Les bons interlocuteurs font avancer rapidement le projet étudiant. En moins d’une semaine, Léa réunit les éléments pour établir le précieux sésame. Le stage de deux semaines portera sur la cartographie des chantiers et projets menés dans le département de développement des outils informatiques internes (la DDOII). Le stage n’est pas rémunéré. Mais ce n’est pas l’objectif.

Léa a de la chance. Sous couvert légal, le statut de stagiaire est souvent dévoyé par les entreprises. Alors que l’étudiant doit en principe être encadré par un tuteur pour des tâches non commerciales des entreprises, il arrive fréquemment que ces derniers emploient des stagiaires pour une activité réelle pour seulement 30% du SMIC. Les histoires de stages abusifs sont nombreuses. Lisez ‘Profession stagiaire’, toujours d’actualité. 

Dans son cas, sa mère étant sa tutrice de stage, et le directeur de son école s’étant aussi porté comme tuteur, l’expérience ne devrait être que profitable pour la jeune femme. La veille du stage, la chef de projet détaille le fonctionnement du site et du département. Les locaux sont sécurisés et se font suivant un badge d’accès préparé par le service de sécurité. Léa connaît déjà ce type de procédure. 

Comme pour tout employé, un bureau et un poste seront mis à disposition dans l’espace ouvert (open space) du service de sa mère. Cette dernière lui explique le fonctionnement de son service. L’objectif de la DDOII est d’apporter aux différentes directions de l’entreprise les outils nécessaires à leur fonctionnement. Les départements de cette direction sont spécialisés par cible : 

  • gestion de la relation client (B2C),
  • gestion de la relation avec les partenaires commerciaux (relations B2B),
  • gestion de la relation avec l’administration (B2G),
  • gestion des employés (B2E)

Chaque département peut travailler pour une ou plusieurs activités de l’entreprise (commerciale, marketing, financière, industrielle, …). Les solutions informatiques peuvent être produites en interne ou externalisées à des partenaires si les équipes internes ne sont pas suffisantes pour réaliser le chantier. 

Le service de la mère de Léa s’occupe de la partie communication dans la relation avec le client (B2C). Cela implique des outils pour promouvoir les produits de l’entreprise et échanger avec les clients et prospects sur les différents médias disponibles : sites internet, réseaux sociaux, messages électroniques, SMS, courriers papiers, … 

Sa mère lui listera l’ensemble des projets sur lesquels travaille son service. Ensuite, elle devra se rapprocher de chaque membre de l’équipe pour en connaître l’avancée et leur dépendances métiers et techniques.

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