Ne soyez pas radin

Voici un titre ambitieux. Depuis le temps que je rédige des articles sur le domaine informatique, il y a un domaine où je ne me suis pas aventuré, c’est celui des réseaux sociaux professionnels. Enfin surtout LinkedIn. J’évite le milieu car j’y connais du monde et donc la différence entre ce qu’ils disent et la réalité.  

Mais le réseau semble incontournable dans une carrière si on souhaite évoluer. Moi, je lui vois une autre fonction. J’y serai peut-être plus lu que sur mon blog. Alors si je peux éviter à d’autres des erreurs que je rencontre fréquemment, je vais essayer d’y poster des articles professionnels.

Chères DSI, les économies sur l’équipement informatique sont une perte d’argent. Je parle en connaissance de cause. Ma fonction d’informaticien me permet de savoir ce que vaut l’ordinateur que vous me confiez pour l’exercice de ma mission. Un ordinateur portable cadencé par un Core i3-1215U n’est pas une machine professionnelle valide. 

Le processeur est anémique et se révèle le goulot d’étranglement de toute la machine. Le stockage NVMe et les 16 Go de mémoire vive n’y changeront rien. Chaque démarrage, ce sont au moins 2 minutes de perdues. Certes, je peux signifier le début de la journée qu’après le démarrage de la machine. 

Vous n’avez donc pas perdu ces 2 minutes. Je suis le seul à les subir chaque matin. Mais pour le reste, le décompte vous est très défavorable. Naviguer sur le SharePoint collectif est poussif. Les pages Internet s’ouvrent quand elles peuvent. Le réseau n’est pas la seule cause de cette lenteur. 

Non, le navigateur Edge peine à construire les pages. Quelques secondes perdues dans le meilleur des cas. 15 à 30 secondes lorsqu’il s’agit de vidéos. Le processeur est à la peine. Et comme la majorité des ressources documentaires sont désormais sur le SharePoint, les secondes se cumulent très vite. 

Au fil de la journée, 10 minutes de perdues est une estimation basse liée à un CPU faiblard. Et le décompte ne s’arrête pas là. Non. Je ne me contente pas de chercher des documents. Je les étudie. J’évite la lecture depuis les outils en ligne. Cette alternative n’est intéressante qu’en dépannage ponctuel. Je préfère l’application native Word. 

Certes, elle met un peu de temps à se lancer mais face à un moteur de rendu HTML du navigateur qui fait souffrir le processeur, cela se révèle plus efficace. Mais ce sont quelques secondes cumulées à chaque ouverture d’un outil de la suite Office. Le superfetch optimise déjà la procédure. 

Si on ajoute le temps d’édition de chaque document ralenti par un processeur peu réactif, ce sont encore 10 minutes qui sont perdues sur la journée de travail. 

Bien sûr, il m’arrive de prendre des pauses. Au moins celle de midi. L’ordinateur est actif à mon retour. Mais passer l’écran de connexion ressemble à l’observation d’un astronaute à proximité d’un trou noir. Qui va se plaindre pour 20 secondes de perdues dans une journée. 

Personne. Par contre, mon travail ne se résume pas à créer et modifier de la documentation. En tant qu’informaticien, je vais manipuler le code avec des logiciels un peu plus puissants. Dans mon cas, effectivement, ces logiciels tournent sur un serveur distant. Ce dernier manque de puissance, mais ce n’est pas le sujet même si la perte de temps est là. 

Mes collègues utilisent des logiciels basés sur Eclipse. Les connaisseurs savent l’ouverture d’Eclipse sur une machine sous-dimensionnée, le splash screen qui semble figé, jusqu’à la délivrance. Entre une machine décente et une autre équipée d’un processeur sous-dimensionné, on peut encore estimer la perte de temps à 10 minutes. 

Je ne vais pas insister sur ma démonstration, 30 minutes par jour, en restant optimiste sur les performances de mon portable, cela représente 10h par mois, soit 1,25 jour par mois de perdu. Vous connaissez le coût horaire d’un employé. Vous en déduisez donc qu’économiser 200 € sur un ordinateur n’a jamais été rentable. 

Je vous laisse refaire les calculs en espérant que pareille erreur ne se répète pas. Je ne suis malheureusement pas le seul à le constater et à chercher à vous alerter. En plus de faire perdre du temps, c’est pour nous, informaticien, une frustration.

Partager l'article !!

J’ai de la chance !!!