Chères DSI, moderniser le système d’information, voici un projet essentiel pour assurer l’avenir. Mais comment réaliser cela ? Les spécialistes que vous avez consultés vous ont présenté des solutions … et le plan à mettre en œuvre.
Entre la présentation et la réalité, il y a un certain nombre d’étapes, le mode projet. Je ne vais pas le décrire. Ce qui m’intéresse, ce sont les acteurs de ce plan. Et surtout, ceux qui sont sur le terrain.
Même si les plans sont nombreux, clairs et détaillés, sans ouvriers sur un chantier, celui-ci n’avance pas. Et en informatique, l’ouvrier est celui qui écrit le code, celui qui installe et configure les logiciels, …
La différence avec un autre domaine est que les techniques évoluent souvent très vite. On ne passe plus sa carrière sur un seul langage, un seul cadre de travail. Le spécialiste Java/Struts/JSP sous Eclipse est vu comme un dinosaure.
Un framework comme Angular a 2 révisions par an. Et les changements peuvent apporter des modifications majeures dans la syntaxe des programmes. Où trouver les compétences pour commencer les nouveaux projets ?
Réponse facile : l’externalisation
Les ESN suivent les évolutions technologiques. Leurs jeunes collaborateurs sont souvent recrutés à la sortie d’écoles d’ingénieurs à la pointe dans le domaine informatique. Et le statut de sénior au bout de 3 ans d’expérience assure un savoir-faire.
Certes le coût est élevé mais il permet de commencer rapidement. Si le travail préparatoire est réalisé correctement, le travail du prestataire externe n’en sera que plus efficace. Le coût est élevé mais permet de s’affranchir de nombreuses contraintes.
Réponse standard : l’embauche de nouveaux talents
La réponse facile néglige l’acculturation des développeurs au domaine et sous-estime la complexité des architectures techniques. Profiter de la période amont du projet pour embaucher l’équipe réalisatrice semble plus pertinente.
L’externe n’assure pas la maintenance du legacy code. Le collaborateur interne est destiné à rester après la version 1.0.0 avec une compréhension métier et technique. Mais cela nécessite un processus RH parfois compliqué.
Le contrat de travail s’interrompt plus difficilement qu’une relation commerciale. Et trouver le mouton à 5 pattes peut être un parcours du combattant. Mais sur le long terme, cela assure la pérennité du projet.
Réponse complexe : la montée en compétence des collaborateurs
La dernière solution est souvent ignorée. Pourtant les anciens collaborateurs connaissent les besoins de l’entreprise et le contexte technique. Et leur proposer une évolution dans leurs activités peut les intéresser.
Ne manque que l’adaptation au nouveau contexte technique. Les formations sont faites pour cela. Encouragé par l’État, c’est un cercle vertueux qui offre au salarié une évolution dans son cadre de travail.
Envoyer un collaborateur se mettre à niveau quelques jours par rapport à l’état de l’art est un bon investissement dans un domaine où tout change très vite. Avec, un point de vue différent, il peut anticiper les changements majeurs.
La formation peut aussi être continue. Accorder 15 minutes par jour à ses collaborateurs pour aller sur des sites comme OpenClassrooms renforcera ses apprentissages. Et c’est mieux pour lui que se remettre à fumer ou de scroller sur Tiktok durant sa pause.
Et si vous êtes des DSI modernes, vous pouvez aussi lui accorder l’accès à des IA qui se feront un plaisir d’aider à l’apprentissage de nouveaux contextes techniques.
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La dernière réponse devrait toujours être privilégiée car elle offre des perspectives d’évolution à vos collaborateurs. Cela diminue les RPS : perte de confiance, bore-out, …
Des collègues à jour sauront d’eux même réduire la dette technique du legacy code, si on les écoute. Anticiper et prévoir plutôt que subir. C’est en cela que la formation des équipes en place est importante pour l’avenir.
Alors chères DSI, valorisez vos collaborateurs non par des mots mais par des actes sincères. Les formations doivent faire partie du processus de modernisation.
