Café philosophie #20

D’où vient le savoir ? Vaste question à laquelle je vais essayer d’apporter quelques pistes. La réponse la plus simple est de regarder dans les livres. Le savoir est dans les livres et d’autres supports, qui regroupent des millénaires d’expériences et d’observations. 

Pour autant, tout ce qui est écrit n’est pas forcément vrai. Un savoir se doit d’être vérifiable par celui qui en prend connaissance. 2 solutions pour cela. Nous pouvons demander à un référent (enseignant, parent, …) ou nous pouvons expérimenter nous-mêmes. 

Prenons un exemple simple : le feu ça brûle. Comment un adulte explique-t-il à un enfant que jouer avec des allumettes peut être dangereux ? Il prend une feuille de papier et l’enflamme. Un lumière apparaît et autour la chaleur augmente. 

L’expérience est plaisante mais les conséquences moins. La feuille de papier n’existe plus et il n’existe aucun moyen de la retrouver. Si son contenu était important (dessin de fête des pères, excellent bulletin, …), il est perdu pour toujours.  

Toute expérience a un coût. Profiter des connaissances d’un mentor évite de perdre, dans le meilleur des cas, du temps pour acquérir un savoir. Et sa mise en pratique permet d’accéder à des biens appréciables. 

Autour du savoir se dessine donc 2 entités : le support et le référent. Le second se devant de préserver le première et d’en expliquer ses apports aux générations futures. 

Les relations changent avec le temps. La connaissance acquise nous fait comprendre que nous sommes aussi capables d’exploiter les informations contenues dans les supports. D’autres axes s’ouvrent : 

  • apprendre par nous même ce qui a été capitalisé par les autres dans les supports
  • devenir référents pour les autres sur des savoirs acquis
  • compléter les connaissances par nos propres expériences 

Nous souhaitons devenir acteur de ce savoir et apporter notre pierre à cet édifice qui nous assure les bienfaits de notre civilisation. Logement, alimentation, médecine, … tout cela provient de l’expérience de nos prédécesseurs. 

Le savoir est immense. Il y a : 

  1. notre connaissance personnelle que nous appliquons dans notre vie,
  2. le savoir connu mais dont nous n’avons pas le temps, l’intérêt ou l’occasion  d’explorer, 
  3. la connaissance future qui sera découverte par de prochaines expériences,
  4. un savoir inaccessible de part notre nature dans l’Univers

Chacune de ces notions fait l’objet de nombreux écrits. Les chercheurs s’intéressent à la 3ème notion. Par l’expérience, découvrir de nouveaux mécanismes peut ouvrir de nouvelles portes à notre civilisation. 

L’informaticien jongle avec les 3 premières notions. L’apprentissage d’une technologie (1) permet de vendre une compétence à un employeur. Pour évoluer, il faut accepter d’évoluer en s’intéressant aux langages et aux paradigmes que l’on ne connaît pas encore (2).

Et pourquoi ne pas proposer ses propres outils et mécanismes. Mais pour cela, il faut être capable de remettre en cause la pensée dominante et explorer des domaines qui n’ont pas encore été découverts (3).  

L’avantage de l’informatique par rapport à d’autres domaines est que l’expérience ne coûte quasiment rien. Vous entendez parler d’une nouvelle technologie et vous voulez l’essayer, tout au plus vous aurez perdu du temps et quelques centimes d’électricité. 

En contrepartie, on apprend toujours d’un échec, à condition d’accepter celui-ci et de prendre du recul sur notre expérience. C’est pour cela que l’évolution est aussi rapide dans le domaine informatique. 

Le support est accessible depuis n’importe quel équipement informatique, la mise en pratique coûte du temps et l’intelligence artificielle se place en référent pour un apprentissage accéléré et accessible à tout moment. 

De sa position de méta-domaine (utilisé pour la description d’autres domaines), l’informatique est un levier essentiel de nos civilisations. Sachons profiter de ce cercle vertueux et utilisons le savoir dans des objectifs altruistes. 

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